L’heure de la reprise des recettes est arrivée ! Le temps des mélanges hasardeux donnant lieu à des mets plutôt sympathiques a repointé le bout de son nez et me repousse à partager ces plats qui m’ont conquis ! Alors c’est parti !

D’un point de vue dosage/quantité, la précision ne va pas être au rendez-vous. Adepte du pifomètre et minimaliste en cuisine, je fais confiance, comme en montagne, à mon instinct et à la magie du hasard ! L’unité de farine se mesurera donc en poignée de main et celle de l’eau, en temps de versage !

La recherche de l’équilibre des saveurs s’accomplit en faisant appel à mes sens : le toucher, le gout, l’odorat, le visuel. L’ouïe ne me servira à rien. Je le remplace par la créativité !

Alors, pour info, le moule dans lequel je prépare ma tarte est moitié moins petit que les moules conventionnels, ainsi, il doit mesurer environ deux paumes de ma main, donc à peu près 15cm de diamètre. Ce sera moins large, mais ce sera plus haut !

Place à la préparation de la pâte brisée. Face aux florilèges de recettes de pâte qu’on peut trouver sur l’internet, ma tête tourne.

Qui détient la vraie ? Le vieux. Le vieux qui faisait seul la cuisine depuis toujours et qui n’avait pour enseignement que celui de ses aïeuls. Je suis donc allée demander à un p’tit vieux de ma maison de retraite dont je savais le passé de bon cuisinier, la recette d’une pâte brisée. De l’eau et de la farine ! Merci Roger, j’ai ma base !

J’ai repris pas mal de fois cette recette pour d’autres tartes mais je ne vous cache pas que ça manque un poil de gout. Ainsi, pour cette recette, j’ai opté pour de la farine de pois chiche et de la farine complète, de l’huile d’olive de Provence, un mélange d’herbes et épices alpines dont je ne connais pas la composition, et de l’eau :

  • 3 poignées de farine de pois chiche
  • 1 poignée de farine complète
  • 3 ou 4 filets d’huile d’olive. Ou plutôt, versez pendant 4 secondes (bouteille avec un goulot spécial huile !)
  • 5 coups de moulins de mes épices de montagnes secrètes
  • 1 bonne pincée de sel
  • ¼ d’une verre d’eau environ. Ou plutôt, inclinez le verre d’eau plein, une micro seconde. C’est un travail de précision attention.

Si c’est trop sec, on rajoute de l’eau. Si c’est trop collant, on rajoute de la farine complète. Si on finit avec trop de pâte, on fait deux tartes. De toute façon, y’aura trop de garnitures pour une seule tarte !

Vous façonnez une boule. Personnellement, je l’étale directement après et la place dans le moule (huilé) pour la faire précuire 10min à 180°c, le temps de préparer la garniture.

Munissez-vous d’un beau chou-fleur du marché et faites le cuire à l’eau (pendant la préparation de la pâte !). J’y ai ajouté un cube de bouillon de volaille et du sel. Ensuite, à l’aide d’un presse-purée, d’une fourchette ou de vos mains (si vous avez des propriétés d’insensibilité à la chaleur), écrasez grossièrement le chou sans en faire de la purée mais suffisamment pour obtenir de petits copeaux.

Ensuite, on va prélever un échantillon de cet océan de chou, environ 3 bonnes poignées, et les placer dans un petit saladier. Et on va y ajouter plein de trucs :

  • 1 œuf
  • Du lait : environ ½ verre ou +. Ça se joue au visuel ! J’utilise pas de verre !
  • 1 bonne cuillère à café de moutarde à l’ancienne : des grains pour un bon parfum !
  • Du Tapioca pour une belle onctuosité : peut-être 3 ou 4 cuillères à soupe… A vrai dire, je verse directement du paquet dans le bol. Donc je dirais bien 4 cuillères, mais pas bombées.
  • Sel, poivre

Mélangez bien tout ça, histoire d’avoir une jolie bouillie appétissante !

Versez le tout sur la pâte qui aura précuit puis il est temps d’apporter la touche finale et vitale à cette recette. Ce sans quoi tout ce que vous aurez accompli avant n’aurait aucun sens… Une goutte du Terroir, de produit bien local.

Râpez du Beaufort en quantité astronomique sur la tarte. Fermez les yeux et ne comptez pas. C’est la réussite de la tarte qui se joue là, sous vos papilles encore totalement ignares du bonheur qui vous attend.

Direction le four ! Pour 30min, à 200°c au début puis j’augmente de 10°c toutes les 10mins. Je ne sais pas pourquoi mais ça rend bien ! Et ça gratine parfaitement l’Or Jaune de la Savoie !

Régalez-vous les enfants. Le goût est merveilleux !

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