Le Tour du Queyras en 35 heures – La Naissance d’un projet !

Cette fois-ci, la mauvaise idée vient de mon frère Florian.

Le projet ? Faire un tour d’au moins 100km en mode rando. Le plus rapidement possible. C’est pas marrant si on prend notre temps !

On a longuement hésité entre le Tour du Beaufortain, celui du Mont Thabor, de l’Oisans ou du Queyras. Au final, c’est le Queyras qui l’a remporté !

Pourquoi ? Parce que c’est un coin totalement inconnu pour nous et qui bénéficie des meilleures conditions climatiques en cette fin de mois de septembre.

C’est acté ! C’est ici qu’on va en baver. On part conquérir le GR58 et ses quelques 118km et 7650d+. On n’a pas peur non non non !

La décision se prend chez moi, juste avant de partir en Road Trip avec mon Van d’Amour. On se laisse donc 5/6 jours de vagabondage montagnard avant l’échéance fatidique, histoire de bien se mettre en jambe mais aussi de rejoindre le Queyras, pas à côté de mon patelin Tarentais !

Sur la route, on visite (revisite serait plus adapté !) l’Iseran, Bessans, Amodon, Valloire, le Lautaret, le Monetiers, Névache… et puis on profite de passer dans Briançon pour acheter le Topo guide du Queyras ! Comme ça on se trimbalera pas les cartes IGN (3537ET, 3536OT et 3637OT) et se sera plus pratique à déplier. Les Topo des GR sont nickels et vachement bien fait.

Le temps libre que nous avons après nos sorties alpines passe un petit peu dans l’organisation de ce projet. Faut quand même se pencher un minimum dessus histoire de pas se retrouver à pétaouchnoc !

D’ailleurs, dans quel sens on part… ? Déjà, d’où on part ? C’est simple, le point le plus proche du Tour (le bled de Brunissard), se trouve juste derrière le Col de l’Izoard, ça ne nous fera pas rouler longtemps !

Pour le sens, on préfère faire la partie la plus sauvage en premier, histoire de la faire en forme et ainsi garder la zone traversant les petits patelins à la fin pour plus de sécurité. Ça se fera donc dans le sens des aiguilles d’une montre !

Les jours passent vite et il est maintenant temps de préparer le matos pour ces deux jours. Parce que oui, on pense le faire en deux jours. Partir tôt, marcher toute la journée et une bonne partie de la nuit pour finir le lendemain dans l’après-midi. Finger in the nose quoi !

On se munit tous les deux d’un sac de 65l comportant pour chacun :

  • 1 sac de couchage.
  • Des vêtements de rechanges et des couches supplémentaires :
  • 1 veste chaude coupe-vent;
  • 1 coupe-vent imperméable;
  • 1 t-shirt à manche longue;
  • 1 t-shirt;
  • 1 short;
  • 1 collant;
  • 1 collant coupe-vent et imperméable;
  • 1 paire de chaussettes;
  • Des sous-vêtements;
  • 1 bonnet;
  • 1 paire de gants fins et 1 de chauds.
  • 3l d’eau (poche d’hydratation + bouteilles).
  • De la bouffe à foison : pain, fromage, jambon, biscuit, barres, compotes, semoule au lait…
  • 1 couverture de survie.
  • 1 trousse de secours avec le nécessaire en cas de bobos plus ou moins embêtant.
  • 1 frontale + 2 jeux de piles de rechanges.
  • 1 batterie externe.
  • De l’argent + papiers d’identités.
  • Des mouchoirs + PQ.
  • Des sacs plastiques : on ne laisse pas de papiers dans la nature !! Keep the Mountain Clean.
  • Du savon hydroalcoolique.
  • Des chaufferettes.
  • De la crème solaire.
  • 1 paire de lunettes de soleil.

Niveau ravitaillement solide, on fait en sorte de pouvoir tenir les deux jours, ne compter que sur nous-même. En effet, on a dépassé la mi-septembre donc les refuges ne sont plus gardés… Et on ne peut pas dire que les épiceries courent les rues dans ce désert qu’est le Queyras…

Les sacs seront bien lourds. Un bon 10kg minimum sur le dos. On va bosser les quadris et les fessiers !

Sur nous, il y aura aussi :

  • Short + t-shirt.
  • 1 veste légère pour le départ matinal.
  • 1 paire de speedcross.
  • 1 montre GPS.
  • 1 buff.
  • 1 paire de bâton.
  • Du courage, de l’espoir !

On est fin prêt !

Avant de descendre sur Brunissard, on repasse au Géant de Briançon pour acheter de quoi se faire un banquet le soir, veille du départ, avant de se nourrir uniquement de gâteau durant deux journées.

On passe le Col de l’Izoard et nous nous garons au centre Nordique, désert à cette période. Le parking pour nous tout seul ! Brunissard est bien calme contrairement à nos esprits qui bouillonnent d’impatience.

On met la table, l’eau boue pour nos ravioles et la poêle chauffe pour les steaks ! Fidèle à mes habitudes vagabondes, j’allume la radio pour avoir les infos de la journée, on captait pas terrible dans la Clarée tout à l’heure !

Jacques Chirac est mort. Eh ben. Bon. Ça fait bizarre. Mais on va pas se laisser abattre non plus ! On est vivant et on compte bien en profiter demain ! Attention les sentiers ! On mangera une pomme en dessert pour lui rendre hommage !

Le ventre bien plein, on peaufine les derniers détails du lendemain, comme changer le lacet des speedcross de Flo. Moment tendu. On aurait massacré le créateur de ce kit de réparation s’il avait été en face de nous! Rien n’est bon là-dedans ! C’est un casse-tête pas possible ! Si vous devez le faire, fuyez ! Mais tout est bien qui fini bien, les équipements sont en état de marche et bien décidés à nous suivre.

Il est 21h, on monte se coucher. Demain, réveil à 5h !

A bientôt pour le récit de cette folle aventure…
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