Mon Tour du Thabor – Le chemin du retour !

Avant toute chose, si vous n’avez pas lu la première étape, je vous invite à cliquer ici ! Et pour ceux qui attendaient la suite, la voila ! 

Pardon à mes compagnons de chambre pour mes ronflements et pour m’être réveillée en riant pour je ne sais quelle raison ! En tout cas, je n’aurai pas eu à me justifier, je suis partie avant qu’ils ne se lèvent ! La montagne appartient à ceux qui se lèvent tôt ! Le petit déjeuner aussi d’ailleurs ! Je fais le plein de réserve avant de partir, j’ai plus de pain ni saucisson pour le retour !

Allez hop, il est 7h, je récupère tout mon matos, je dis au revoir aux gardiens et je cours vers mon bonheur. Ce soir, je retrouve mon Van !

Direction Névache dans un premier temps. Le soleil se lève, je descends dans la vallée par le Col de la Vallée Étroite (2433m), traverse la plaine de Tavernette avec pour seule compagnie les vaches et les moutons. Après le Pont de la Fonderie (1900m), je choisis de quitter le GR57 pour retourner dans la haute montagne, loin des grands sentiers et voies carrossables qui m’effraient.

Je monte en direction de la Maison des Chamois puis bifurque vers le Col du Vallon (2645m). Le soleil s’est bien levé et me réchauffe. Enfin c’est plutôt l’ascension qui me procure cette chaleur. Mais les rayons ne sont pas de trop !

Après cette soirée dans un refuge surpeuplé, la solitude de l’alpage me fait le plus grand bien. Tout cet espace silencieux juste pour moi. Ahhh trop bien !

Au col du Vallon, je m’embarque dans une longuuuuuue descente avec donc Névache comme terminus. Après avoir bien dupé un Patou (un vieux Patou), j’arrive à mon but de mi-parcours, à 1600m. Cette longue descente s’achève par une belle glissade sur les fesses. Ça faisait beaucoup trop longtemps que j’avais pas vu de goudron ça m’a perturbé.

Je passe brièvement dans la ville haute de Névache et longe la rive droite de la Clarée, à l’ombre, dans la forêt, cachée de la chaleur étouffante à cette altitude. Je continue assez longtemps sur ce chemin jusqu’aux Chalets de Laraux (1982m) où je mets les voiles vers l’Ouest, en direction du dernier col ! C’est déjà bientôt la fin… Mais il n’est pas temps de s’apitoyer, ça viendra ce soir dans le Van. Là, je vais continuer de profiter ! Je quitte la forêt pour mon plus grand bonheur, je commençais à m’énerver là-dedans et retrouve le bonheur du grand air, de l’espace dégagé, des sommets à perte de vue !

Je grimpe jusqu’au Refuge de Chardonnet (2227m). Je m’accorde une petite pause à une table pour manger un bout de barre et regarder un peu la carte. Il reste quedal !

Allez, j’me remets en route. J’attaque le dernier Col, celui du Chardonnet Sud (2638m). L’ascension se passe bien, même trop bien, sans difficulté ! Mon esprit est trop occupé à regarder le paysage pour s’attarder sur les sensations physiques que je devrais ressentir. Du coup, ça va tout seul !

Du haut du col, j’aperçois le premier chemin emprunté hier. J’ai l’impression que c’était il y a cent ans.

Partagée entre fatigue, plaisir, fierté et nostalgie, j’entame la descente. L’ultime descente. Les derniers kilomètres. J’enchaîne les lacets, rencontre des gens qui doivent surement commencer une petite balade digestive. Il doit être dans les environs de 14h.

Je retrouve l’Alpe du Lauzet. Les pas qui me restent à faire pour tourner cette page ne se comptent plus que sur les doigts d’une main (oui je fais de très grands pas de 200m à chaque fois). Je passe le dernier lacet et me retrouve sur la D1091 qui pullule de voiture. Il faut vite que je me ré-échappe. J’arrête ma montre et découvre le bilan de cette seconde journée : 34km et 1800d+ pour 5h45 de bonheur. Cliquez ici pour découvrir la vidéo de ce second parcours sur Relive.

Je saute dans mon Van.

Direction le Lautaret, demain y’a rando !

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