Et si on faisait le tour du Beaufortain ? – Etape 2 : Presset -> Roselette

Pour cette deuxième journée dans le Beaufortain, l’étape qui nous attend compte 26.5km pour 1200m de d+ et 1800m de d-. Nous devons rejoindre le Chalet de Roselette pour la nuit.

Ce matin, le réveil est prévu pour 7h. L’étape est brève mais les conditions sont difficiles donc on se prend une bonne marge. Je me réveille à 6h comme toujours et quitte la chambre. Je me précipite à la fenêtre pour voir le temps. C’est grand bleu. Comme annoncé la veille par la météo et confirmé par Seb. Super ! Ca remonte le moral. On verra ou l’on va et on profitera enfin de la vue. Surtout qu’on doit passer au point le plus haut ce matin, le Col du Grand Fond à 2671m. Ravie de cette bonne nouvelle, je vais maintenant tâter la température dehors. Enfin je sors surtout pour aller aux toilettes qui se situent à l’extérieur du refuge. Je passe le seuil de la porte. Et là… un vent de fraicheur. Fraicheur ? Un air glacial ! Je touche la rampe pour descendre aux toilettes et risque de rester coller ! C’est gelé ! En rentrant des toilettes, je m’aperçois qu’il y a un thermomètre dehors. Je regarde ou je regarde pas ? Allez Manon, ose… -6°C. Ah oui d’accord je comprends mieux… Donc le Col du Grand Fond que l’on perçoit doit être gelé. Ca va être marrant de grimper ça sachant que c’est raide comme pas possible. Et là, la glissade risque de faire mal si on ne peut pas s’arrêter à cause de cette glace. On avait pas prévu les piolets ! Certes on a des Yatrax avec Max mais bon ! Je rentre donc un peu moins enjouée qu’à mon agréable réveil.

A 6h30, c’est Max qui émerge. “Et t’as bien ronflé cette nuit Manon”. Merci ! J’ai bien dormi en effet ! A 7h, c’est au tour d’Adam, le second bon ronfleur, de se réveiller. Il n’aura pas perdu une seule seconde de sommeil. On se retrouve donc tous les trois autour de cette grande série de tables pour déjeuner. Encore une fois nous avons droit à de bons produits, et ce en toute simplicité : du pain maison, des biscottes, de la confiture artisanale, du miel de Savoie ainsi que du jus de fruit également du coin. Ajouté à cela un bon café pour Adam et Moi ainsi qu’un thé pour Maxime. Nous sommes parés ! L’énergie est revenue, l’envie n’est que plus forte en voyant ce beau temps. J’évite bien de parler de la température pour le moment, restons joyeux ! Ils le découvriront en sortant pour aller aux toilettes. C’est Maxime qui fera la découverte en premier : “Ohlala, la rampe elle est gelée”. Oui oui, mais il n’a pas vu le thermomètre ! Je leur dirai quand on partira ! Fourbe que je suis. Adam sort également et nous confirme en rentrant que c’est pas chaud chaud dehors !

Assez parlé, il est temps de ranger et fermer les sacs, s’habiller, et mettre les chaussures. Encore trempées… Un peu moins mais toujours. Bon pas de regrets on va passer la journée dans la neige encore une fois. Mais quand même, ça aurait été chouette de mettre les pieds au sec…

On dit au revoir à Seb. On le remercie de nous avoir régalé et si bien accueilli. Il attend une personne ce soir. Je doute qu’il voit grand monde avant ! Bye !

On sort donc ensemble cette fois. Quelle claque de froid ! Wahh ! C’est le moment pour moi de leur annoncer qu’il fait -6°C. “Hein ?? Mais ça va être gelée et le col est toujours à l’ombre”. “Oui oui…”. Bon avec ce qu’on a fait hier, plus rien ne nous fait peur. Il fait grand beau, on a bel et bien décidé de profiter de cette journée et ce ne sont pas ces 150m de d+ glacés qui vont nous faire faire demi-tour ou baisser notre moral ! Soldats ! A l’attaque !

Equipés contre le froid !

On pose les pieds sur la neige. Nos doutes sont bien confirmés : c’est dur de dur. En tapant bien on arrive à faire des trous mais faut taper quoi. On a pas nos chaussures de chantier !

Bien sûr, il n’y a toujours aucune trace. Quoi que, attendez : “C’est pas des traces de raquettes tout en haut en conversions ?”. “On dirait bien mais elles ont l’air de dater, on verra bien”. Allez c’est parti ! Au bout de 500m, avec Max, voyant la difficulté, on se regarde et il me dit “Bon moi j’vais mettre les crampons”. J’hésite un peu, pour le moment c’est pas très pentu… “Mouais allez t’as raison j’te suis sur ce coup là, soyons prudents”. On revêt nos plus beaux Yatrax. Adam non, il avait fait le choix la veille de les laisser à Queige, dans un soucis de légèreté et de plus trop de place ça va me serrer. Du coup, en toute logique, c’est lui qui passe devant et fait la trace.

Avec Max on est tout heureux de super bien adhérer sur la glace ! Trop facile en fait on va le passer sans problème ce col, les doigts dans l’pif. On y va en rigolant jusqu’au moment où l’on s’approche des 50 derniers mètres de d+. Bizarrement plus personne ne parle beaucoup… La côte se corse. On commence à évoluer en balcon et taper des conversions dans les vieilles traces de raquettes. Mais au bout d’un moment, évoluer comme ça devient trop tendu, même pour Max et moi avec nos Yatrax. C’est vraiment en dévers et l’accroche commence à ne plus me donner confiance. Adam, qui était toujours devant, part en tout droit dans la pente pour tailler des marches. Une pensée pour ses orteils… Il lui reste quand même un bon 20/30m de d+ à tailler. On est bien heureux avec Max qu’il se charge de cette tâche. On l’aurait bien fait, mais il avait pris trop d’avance sur nous donc c’est dans l’ordre des choses qu’il commence…

Bref, pour nous c’est facile d’accéder au col maintenant. On se contente juste de récupérer les orteils d’Adam en passant. Un magnifique Stairway to Heaven ! Merci Adam ! Il tapait au moins 5/6 coups avant de pouvoir poser le pied en toute sécurité. M’enfin, nous y sommes ! Au plus haut point de ce parcours ! A 2671m d’altitude ! Le Mont Blanc en face de nous. Derrière, la Pierra Menta, le Roc de la Charbonnière, le Roignais mais aussi au très très loin l’Aiguille Péclet. Le plus beau panorama est là, dans une magnifique ambiance hivernale.

On prend le temps de contempler ce qui nous est offert. On est là, tous les trois. Seuls dans ce désert de neige silencieux, avec un magnifique ciel bleu. On serait pas de gros chanceux ?

 

Trêve de contemplations. Le chemin ne va pas se faire tout seul. Le vallon de la Combe de la Neuva est totalement enneigé pour changer. Une légère couche de gel est encore présente pour le plus grand bonheur de mes tibias et mollets. Les mecs n’ont pas ce soucis avec leurs pantalons et manchons… J’fais la belle en short j’vais le payer.

On commence la descente. Les mecs partent fort ! Moi je gambade tranquillement comme dans chaque descente. Et à chaque pas, je casse la couche de glace. Et à chaque pas, quand je relève la jambe, je frotte la glace fendue. AIIIEEEE. Mais cette douleur n’entache pas le bonheur ressenti lors de cette descente ! Pouahh c’est fou. Au bout d’un moment, Adam se met à se lancer sur les fesses en mode luge. Max suit, et, jamais dans l’excès, se jette la tête la première sur le ventre. Moi je vais rester sur la luge hein ! Ca reposera mes tibias ! Et puis ça descend vachement vite comme ça !

Descente dans la Combe de la Neuva depuis le Col du Grand Fond

La traversée du vallon se fait extrêmement rapidement. C’est posé quand il n’y a pas de chemin et donc aucun obstacle ! On avale le vallon ! Il ne nous reste plus qu’à changer de rive et passer à gauche du ruisseau de la Neuva. On traverse au niveau d’une dalle de ciment où le ruisseau s’écoule en cascade. Un beau débit ! Ca va être marrant à traverser ça ! Un à un, on passe sans problème, mais bien trempés.

On suit un long chemin carrossable sur 2km, alternant chemins et névés, pour arriver au Cormet de Roselend (1968m). C’est la moitié du parcours ! On redécouvre le goudron. Et on a une belle surprise là-haut. Le marchand de saucissons du Cormet ! Installé ici tout l’été ! Je crois qu’on a tous les trois des étoiles dans les yeux à cet instant. Un ravito ! On se prend chacun un saucisson et une barre. Max nous régale avec un bout de Beaufort qu’on dégustera plus tard.

On ne tarde pas à reprendre notre route en direction du Col de la Sauce (2307m) puis de la Crête des Gittes (2413m). On est rassurés parce-que d’ici, la crête semble fondue tout le long de l’arrête alors que tout le reste est encore en neige.

Allez, l’ascension reprend. Le début se fait sur le sentier pur. J’ai un petit coup de mou donc on va pas trop vite mais on tient un bon rythme. On retrouve la neige au bout de 200m de dénivelé. Mais sans problème. Elle porte bien, n’est pas en dévers et la pente est douce. Le Col de la Sauce se présente donc rapidement à nous. Max enchaîne avec un taillage de marche pour rejoindre la Crête. “Et oh tu taillais mieux hier Max, un peu plus de précision”. C’est facile à dire quand je ne fais aucune trace haha ! Faut dire qu’aujourd’hui, avec ce soleil, la neige est bien mouillée et c’est donc plus difficile de faire de belles marches ! D’ailleurs, j’aurai du emmener un tube de crème solaire, ça me chauffe pas mal la tête avec ma peau de blonde. C’est noté pour la prochaine fois.

On atteint le début de la Crête sans problème. Nous sommes des experts maintenant. On ne réfléchit plus, on fonce, on taille, on passe.

Nos observations lointaines sur l’état du passage étaient bonnes : pas un pète de neige sur le sentier. Vraiment ? On va vraiment avoir un passage cool ? Mais nan… Et si ! Le seul bout dangereux, c’est le sentier en balcon en dessous, qui est encore jonché de névés glacés à cause de l’exposition et dont je n’aimerai pas connaître le résultat d’une malheureuse glissade…

On prend donc littéralement notre pied sur cette traversée. Et plein les yeux ! On renoue avec notre trail. Sur la fin, on passe juste un petit névé obligatoire mais sans risque de glisser ! Des gens sont passés et leurs traces sont sécurisantes. Ensuite, on redescend la Crête et l’on retrouve notre océan de neige.

 

Où l’on va – Col de la Croix du Bonhomme

Nous voilà donc arrivés au Refuge du Col de la Croix du Bonhomme (2443m) ou l’on décide de s’arrêter pour manger nos victuailles récoltées un peu plus bas. On les a méritées. Le refuge est gardé. D’autres randonneurs, une bonne dizaine divisée en différents groupes, sont également présents. On a jamais vu tant de monde ! Faut dire que nous empruntons maintenant une partie commune au Tour du Mont Blanc. That’s why !

On s’installe à une table. Mettons nos chaussures à sécher au soleil dehors et enfilons les crocs ! Adam nous coupe le saucisson, Max le fromage. Je mange. On met un bon coup aux saucissons. Et ensuite nos regards se tournent vers la table des desserts. Toujours les mêmes. Des parts ENORMES de gâteaux au chocolat et de tartes aux noix maison. Noix pour Max et moi. Chocolat pour Adam. Un régal.

Après une bonne demi-heure de pause, le plein d’énergie est fait. On se remet sur le chemin en direction cette fois du Col de la Croix du Bonhomme (2329m). On est doublement content : de une, on en a fini avec la carte IGN du Beaufortain. Adieu TP25 3532OT ! On passe à Megève TP25 3531OT. Et de deux, le chemin jusqu’au Col est tracé et forme un magnifique sentier enneigé en balcon. Les mecs n’auront, pour la première fois, pas à tracer ! On va pouvoir effectuer la traversée à un rythme convenable, et même courir ! Trop d’émotions ! C’est donc rapidement qu’on arrive au Col, en ayant croisé plus de monde sur ce kilomètre que sur l’ensemble du tour ! C’est confirmé, je ne ferai jamais le TMB entre juin et septembre ! JAMAIS !

Au col, une belle vue nous attends sur la vallée menant aux Contamines et  à St-Gervais. Derrière, on voit le Col de la Sauce où nous étions il y a si peu de temps. Et c’est déjà si loin.

Maintenant, il nous reste quasiment que de la descente jusqu’au Refuge de ce soir. Et celle qui nous attend tout de suite à l’air plutôt terrible. Pas en mal mais en plaisir ! En effet, la descente du Col jusqu’aux Chalets de Jovet est bien inclinée au début, et couverte de neige jusqu’à eux. Et pour couronner le tout, la texture de la neige est parfaite ! Plus de gels, une bonne portée. Ca va déboiter !

Col de la Croix du Bonhomme

C’est Adam qui mène ! Il prend un bon élan, saute et s’élance sur les fesses ! Max suit dans ses traces et je fais de même. On dévale la pente à une vitesse folle. C’est GEANT ! On passe juste à la gauche des randonneurs montant qui s’arrêtent tous complétement ahuris par ces imbéciles qui descendent ainsi. Je pense qu’on se fait bien 100m de d- en luge. Malheureusement pour nous, l’inclinaison de la pente ne nous permet plus de pouvoir avancer comme cela. Trop déçue…mais au moins, la dernière descente en luge aura été mémorable ! Pour la suite, on vole au dessus de la neige sur plus de 500m jusqu’à un gros cairn. Pouah, un rab de plaisir. Cette descente nous régale ! On en oublie toutes nos galères d’hier. On profite comme des dingues de ce moment. On fait le plein de plaisir, de paysage, de soleil. Pendant qu’Adam check rapidement la carte, on se retourne vers le Col et nous apercevons nos traces de descente. Excellent !

Le guide a le chemin en tête. On continue sur la neige jusqu’aux chalets de Jovet (1950m). Nous traversons un pont de neige pour passer sur la rive gauche de la rivière et nous sommes pris soudain d’un sentiment étrange… Il n’y a plus de neige… On est passé de l’hiver au printemps en quelques secondes. On perçoit au loin 2/3 névés ridicules. Mais après, plus rien. Bonheur de pouvoir avancer plus vite en montée et à plat. Tristesse de ne plus faire de descentes enflammées et complétement folles.

On suit donc un chemin carrossable qui s’élève légèrement. Il est tôt, 13h/13h30. On prend donc le temps et marchons. On courra quand ce sera plat ou que ça descendra. On fait donc quelques montées et descentes avant de retrouver un petit sentier en single, plein de pierres. “Ah, maintenant on est sur le GR20 ! Incroyable ce Tour du Beaufortain !”

On ne tarde pas à arriver sur les pistes de ski alpin. Nous touchons au but. En effet, même pas un kilomètre après le début et la traversée des pistes, nous arrivons au refuge, au Chalet de Roselette (1881m).

Cette étape fut plutôt brève mais après une journée comme celle d’hier, on n’en redemande pas davantage. Il est donc 16h. Nous n’avons passé que 8 heures dehors aujourd’hui !

Le gardien ne sera là qu’à 17h. Il n’a pas encore ouvert pour cet été mais a gentiment accepté de venir nous accueillir lorsqu’Adam l’a appelé.

Fatigués, on voit des transats pliés sur la terrasse. Ni une ni deux, on les ouvre et nous installons confortablement au soleil. “Ahhhh, on est bien !!”. On a une magnifique vue sur le massif du Mont Blanc en plus. Plus personne ne parle vraiment, c’est le repos des guerriers. Guerriers qui ont chaud. Adam propose de monter au lac, juste au dessus du Refuge. “Humm… combien de dénivelé ?”. “Oh c’est pas haut sur la carte, et puis le panneau affiche 15min d’ici”. Allons-y, ça veut dire 5min quoi ! On a pas fait grand chose aujourd’hui…

Un repos bien mérité !

On met quand même 10 bonnes minutes à trouver le courage de quitter les transats. On monte peut être 50 petits d+ et arrivons au lac qui n’est pas vilain du tout et bien bleu. On se pose à l’abris du vent et nous déchaussons. Ah… les pieds enfin à l’air, libérés de ces réservoirs d’eau ! J’en profite pour montrer aux mecs mes magnifiques ongles de pieds, enfin ce qu’il en reste ! Ils sont tous noirs, tombés, rouges ou hyper épais. Il n’y en a que deux de normaux sur les dix. Je regarde les leurs. Pas un seul amochés ! C’est gênant ! Bon ok les meufs ! Passons !

Maxime, spécialiste des baignades en lac gelé, champion toutes catégories confondues et complétement fou, commence à tremper les pieds et fonce complétement dans le lac la tête la première. Avec Adam on se regarde, complètement choqués ! Je décide d’aller tâter la température. Je mets un pied puis l’autre et… “MAIS COMMENT TU FAIS ??? C’est hyper froid”. Je suis incapable de rester plus de 10 secondes. Je me rallonge sur l’herbe et regarde Max s’éclater dans l’eau. Comment il fait…?

C’est au tour d’Adam de se lancer. Il sera aussi fort que moi. Mais il restera les pieds dans l’eau plus longtemps, mais pas trop non plus ! Il en profite pour faire sa petite lessive dans le lac. Pas bête, j’vais aller rincer mes chaussettes, elles tueraient quelqu’un. Je remets les pieds difficilement dans l’eau pour 5secondes de plus.

Max, même pas bleu, ressort de l’eau et on s’étale tous les trois dans l’herbe, rafraichis. On passe bien un bonne demi heure ici, gisant sur le sol. On est pas mal mais il est temps de redescendre au refuge, le gardien, Jean-Pierre, doit être arrivé. J’ai aucune envie de remettre mes pieds bien secs et “propres” dans mes chaussures sales et trempées. C’est pas en 30 minutes qu’elles auront séchées. Je propose donc aux gars de descendre comme ça, enfin je leur dis plutôt que je descends comme ça. Je ne sais pas s’ils vont en faire de même avec leurs pieds de princesses mais finalement ils me suivent ! J’avais pris soin de m’assurer à la montée que le terrain était bien lisse ! On redescend donc pied nu, les chaussures à la main.

Nous arrivons au refuge, JP est là. On laisse nos chaussures au soleil et posons nos affaires dans le dortoirs, à côté des animaux empaillés. Je suis bien contente de pas dormir seule ici ce soir !

Chalet de Roselette

On se pose en terrasse pour la fameuse bière de fin d’étape ! Nous sommes rejoints par Edouard, un randonneur ayant eu la même brillante idée que nous, mais dans l’autre sens, avec exactement les mêmes étapes que nous et donc la même durée. Il est parti ce matin de Queige, complétement à l’arrache car il avait initialement prévu le tour des Ecrins mais l’enneigement tellement important l’a poussé à annuler, les gardiens de refuge lui ayant déconseillés.

Il n’a donc pas encore croisé de neige dans ce sens… Avec les mecs on se regarde et on rigole. Il n’a pas idée du bordel qui l’attend. En plus il ne connait pas le coin et est parti sans carte. On lui donne les nôtres pour qu’il les prenne en photo et l’informons des conditions délicates. Parce qu’honnêtement, je n’aurai jamais refait la première étape dans le sens inverse. Max et Adam non plus. Edouard aura la soirée pour réfléchir à ce qu’il fait le lendemain.

Il y a un petit vent dehors. On décide de rentrer. Il fait encore plus froid à l’intérieur, mais au moins il n’y a pas de vent. Je mets ma veste et mon pantalon. Il faut dire que j’ai pris de sacrés coups de soleil aujourd’hui et je grelotte un peu à cause de ça. Allez JP, remets nous une bière pour nous réchauffer ! Sacré décalage, il est en t-shirt lui !

Avec les gars on sort nos sublimes plats lyophilisés. Je sors les pates bolognaises de Decathlon, Adam sort les pates bolognaises de décathlon, Max sort les pates bolognaises de décathlon. Ils ont du choix là-bas dis donc !

On passe une bonne soirée, à discuter de tout et de rien. On parle du sport pratiqué par JP…le curling ! Un véritable passionné !

La fatigue se fait ressentir vers les 21h… On quitte JP et nous installons dans le dortoir pour s’achever avec une partie de cartes. Brève. On a froid, on a les couvertures sur le dos. On décide d’aller se coucher au bout de 20 minutes, avec chacun deux ou trois couvertures. Je rejoins mon renard empaillé et tombe dans l’inconscience très rapidement. Le retour des ronflements Max !

A bientôt pour l’étape finale !

Cliquez ici pour avoir le tracé de cette deuxième étape !

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