Le Pic Blanc du Galibier

Entre Oisans et Maurienne, le pas est vite fait ! Suffit juste de passer le Col du Galibier (2642m). Rien de bien méchant si vous êtes en voiture…

J’étais à Valloire, il ne faisait pas beau depuis la veille. J’ai tenté une petite sortie dans la matinée pour me rapprocher des ruines du Mont Jovet mais impossible d’avoir plus de 5m de visibilité. Un brouillard monstre, bien frais et humide ! J’ai donc fait demi-tour au bout de 5km pour retrouver mon van, symbole de confort et de chaleur. Après avoir dévalisé les commerces alimentaires pour noyer l’échec de la matinée et la déception de ce mauvais temps faisant tomber mes plans à l’eau, une parole de mon Pépé me revient : « S’il fait pas beau en Maurienne, passe le col ! Il fait toujours beau en Oisans ! ». Je l’ai donc écouté et la magie opéra…Grand ciel bleu sur la vallée de Serre Chevalier. Je me suis garée au Col. Dos aux nuages et à ma matinée maudite, face au soleil et à la sérénité. Face à la promesse de deux prochaines semaines idéales.

Le parking du départ en bas à droite

Il était donc 13h passé, une petite fatigue de la matinée se faisait sentir mais une envie folle de crapahuter encore sur les sentiers me hantait. Il y a enfin du soleil, il faut en profiter ! Il me fallait donc une « petite » sortie pour satisfaire mon besoin ! Ni une ni deux, j’ai pensé au Pic Blanc du Galibier !

C’est l’idéal pour une petite sortie avec en prime la promesse d’un 360 grandiose et l’approche des 3000m d’altitude !

Je dis petite randonnée certes mais je ne dis pas petite pente ni chemin hyper facile ! On a 2,5km de montée pour une élévation de 430m. Le terrain est majoritairement rocheux, le chemin plein de petits cailloux. Rassurez-vous, il n’y a pas de problème d’instabilité mais ça peut râper !

L’itinéraire

Alors, comment qu’on y va ?

Déjà, ou qu’on se gare ?

Alors, redescendez du col côté Oisans et garez vous juste après le Refuge du Galibier, au monument Henri Desgranges (2500m). Y’a dla place !

Maintenant qu’on est prêt, on se fie à son instinct parce qu’il n’y a pas le moindre balisage ! Le chemin n’est pas non plus visible sur la carte IGN (3435ET). Mais ne vous inquiétez pas, le sentier existe bel et bien et ce jusqu’au bout ! Et comme dirait Pépé, « Quand on sait où est le sommet, on trouve un chemin ». Bon d’accord, du point de départ on ne voit pas le Pic Blanc. Mais il n’y a qu’un seul chemin à partir du parking !

Ainsi, du parking, direction nord-ouest ! Le chemin est visible dès le départ. Vous traverserez brièvement un alpage pour vite vous retrouver dans la caillasse. Quand la caillasse commence, la pente de corse ! Après une bonne petite grimpette dans la moraine, un plateau intermédiaire vous attend à 2800m, aussi appelé Petit Galibier Ouest occasionnellement. Sur ce petit plateau, vous retrouverez un peu d’herbe ! Et la vue se fera déjà très belle. Le Pic Blanc est bien visible d’ici (à l’Ouest !). Le chemin se perçoit également très bien, il oscille entre la crête et un petit balcon en dessous. C’est sur cette partie que c’est un peu plus « impressionnant ». Vous devrez mettre un peu les mains pour passer quelques roches mais sans grosses difficultés. Si la prudence et le calme sont au rendez-vous, ça passera sans soucis.

Le chemin en crête

En un rien de temps, 150m de dénivelé plus loin, à 2955m d’altitude, vous vous trouverez au Pic Blanc du Galibier, comme des rois.

Qu’est ce qu’on voit de beau ? La Meije, le Combeynot, le Pic des Trois Évêchés, le Grand Galibier… et des dizaines, vingtaines, trentaines d’autres…

Prenez votre temps, savourez, ça passe beaucoup trop vite…

Le retour se fera par le même chemin.

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